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Diplodocus

Il faut remercier les efforts d’un industriel américain, Andrew Carnegie, qui a rendu célèbre le Diplodocus à travers le monde. En effet, Carnegie était un homme riche s’intéressant aux dinosaures. Ainsi, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, il a financé un grand nombre d’expéditions. On peut voir des fossiles provenant de tous les États-Unis dans le musée d’histoire naturelle qu’il a fondé à Pittsburgh. Il fut si impressionné par la longueur du squelette découvert qu’il en fit faire onze copies qu’il envoya dans les plus grands musées du monde. Pendant des années, le Diplodocus a été le plus grand dinosaure connu, il l’est encore aujourd’hui mais seulement dans le groupe des dinosaures dont les squelettes sont complets. Sa longueur est expliquée par la taille de son long cou et de sa queue. Il avait une tête petite ressemblant à celle d’un cheval, et des dents toutes placées à l’avant de la gueule. Le Diplodocus se servait de ses dents pour arracher les feuilles des arbres. Celles-ci étaient ensuite avalées en entier pour ralentir davantage leur acheminement vers ses immenses boyaux. La dernière partie de la queue était très fine et ressemblait à un fouet. Les vertèbres au bout de celle-ci étaient réduites à de simples tiges. Ses pattes avant étaient plus petites que ses pattes arrière.

Cela signifiait que ses hanches étaient plus hautes que ses épaules et que son dos penchait en avant. Il est possible que le Diplodocus, à la recherche de feuilles, ait pu se dresser sur ses pattes arrière pour arriver au sommet des arbres. Néanmoins, l’opinion de certains paléontologues était que, en raison de sa taille et de la structure de son corps, l’animal ne pouvait certainement pas tenir la pose très longtemps. Il est aussi probable qu’il se dressait pour faire tomber les arbres et ainsi se nourrir des feuilles les plus proches du sol. La signification de Diplodocus, ou double poutre, provient des os, appelés aussi chevrons, situés sur le dessous de sa queue. Chez les autres dinosaures, ils ont la forme d’un V ; chez lui, ils ont la forme d’un T saillant à l’avant et à l’arrière. Les scientifiques pensent que, comme les autres sauropodes, le Diplodocus était un animal lourd avec la queue traînant sur le sol. À partir des années 1980, notre compréhension des dinosaures a évolué. En effet, même si l’on avait retrouvé un grand nombre de fossiles prouvant que les sauropodes se déplaçaient, il n’y avait aucune empreinte de queues au sol. La seule conclusion possible était qu’en fait, cet appendice restait dressé. Néanmoins, comment expliquer qu’un animal aussi important et aussi lourd puisse réussir à le faire ? Cela reste un mystère. Tenir en l’air une queue mesurant presque la moitié de la longueur totale de son corps devait coûter au Diplodocus un effort considérable. La réponse à ce problème réside dans la structure de la queue. Un examen minutieux du squelette a montré que des tendons massifs couraient de l’arrière de la tête jusqu’au bout de la queue, et équilibraient la queue par rapport au poids du cou, lui permettant alors de tenir la posture. Cette nouvelle réflexion autour de la posture du Diplodocus a été suivie par une révision de la présentation de l’animal dans les musées. Ainsi, les copies de squelette envoyées par Andrew Carnegie ont été mises de côté, afin de reconstruire ce qui semble aujourd’hui être la véritable attitude du Diplodocus.

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