MODE de LOCOMOTION

Une étude faite dans les années 1920 sur des oeufs fossilisés nous a aidés à comprendre le mode de reproduction et de développement de ces animaux.

Si le règne des dinosaures fut florissant, c’est en partie du fait de leur posture. Même chez les plus gros quadrupèdes, le corps était porté par les membres postérieurs. Pour beaucoup, cela signifiait qu’ils pouvaient se dresser sur leurs pattes arrière pour se défendre ou pour manifester leur colère. Pour d’autres, cela impliquait deux modes de locomotion : à quatre pattes pour se déplacer, et sur deux pattes pour prendre la fuite. De nombreux dinosaures étaient bipèdes, ce qui leur laissait les bras et les mains libres pour attraper une proie ou de la nourriture. Les premiers dinosaures étaient tous bipèdes, même si plusieurs groupes devinrent quadrupèdes Ils léguèrent un atout supplémentaire à leurs descendants : leurs membres postérieurs se tenaient à l’aplomb du corps, en position verticale, et bougeaient d’avant en arrière sur le même plan que le corps et dans la direction de la marche. La majorité des animaux concurrents avaient plus tendance à ramper, leurs pattes transversales effectuaient chaque fois une rotation dans la direction voulue ; leur démarche était donc plus lourde et ces animaux avaient besoin de davantage d’énergie.

VÉLOCITÉ ET LENTEUR

Debout sur leurs longues pattes arrière, certains dinosaures comme les ornithomimidés pouvaient courir très vite. Leur vitesse peut se calculer grossièrement en comparant la longueur de jambe au-dessous du genou (tibia) et celle au-dessus du genou (fémur) : plus le tibia est long, plus la foulée est puissante. Les ornithomimidés et les Oviraptor avaient un tibia particulièrement long et un fémur relativement court (même s’il était grand par rapport à la taille de l’animal). Des estimations ont été faites concernant la vitesse de déplacement des dinosaures à partir de calculs théoriques fondés sur le squelette et de mesures précises des pistes fossilisées. Il est apparu que les théropodes et les ornithopodes les plus agiles pouvaient atteindre au moins 40 km/h. En règle générale, plus un animal est gros, moins il est rapide. On pense donc que les théropodes, de taille imposante, ne dépassaient probablement pas les 15 km/h. Si les dinosaures quadrupèdes étaient encore soumis à la contrainte de cette règle, leur faculté de se déplacer au galop ou au trot leur permettait néanmoins de marcher plus longtemps. Les dinosaures géants tels les sauropodes n’allaient sans doute jamais vite. Ils avaient des pattes massives, et leurs vertèbres dorsales et lombaires décrivaient un arc qui portait tout le poids du corps à la manière d’un pont suspendu.

EN TROUPEAUX

Les pistes fossiles montrent comment les dinosaures avaient coutume de se déplacer. Elles nous donnent aussi des informations uniques sur les groupes et les troupeaux qu’ils formaient. Les plus gros théropodes étaient, semble-t-il, des créatures solitaires ou se déplaçant en couples ou en petits groupes. Les plus petits préféraient les groupes de plusieurs dizaines d’individus. La piste fossilisée située près de Winton, dans le Queensland en Australie, montre des empreintes de pas de dizaines petits théropodes et de petits ornithopodes mélangés, qui avaient dû prendre la fuite devant un gros théropode prédateur. Les sauropodes, eux, se déplaçaient apparemment en groupes d’une dizaine d’individus de la même espèce, mais d’âges différents. Des éléments nous ont montré que les plus jeunes restaient au centre, à l’intérieur d’un cordon de protection formé par les plus vieux. Les ornithopodes et cératopsiens de plus grosse taille formaient de vastes troupeaux de centaines ou peut-être de milliers d’individus. Étant donné que des groupes de gros herbivores de cette importance auraient eu tôt fait de dépouiller des régions entières de leur végétation, il est très probable qu’ils migraient chaque année vers des pâturages saisonniers. Cette hypothèse est confirmée par les pistes montrant des centaines d’empreintes d’animaux orientées dans la même direction, et par les fossiles de la même espèce qui ont été découverts beaucoup plus loin. Les migrations d’un troupeau de cératopsiens ou d’hadrosaures devaient beaucoup ressembler aux migrations actuelles des bisons d’Amérique ou des gnous africains.

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