RÉCOLTE et TRANSPORT des FOSSILES

Les nouvelles découvertes des chercheurs de fossiles sont fondamentales pour la bonne santé de la paléontologie des dinosaures, aujourd’hui florissante.

Le premier problème qui se pose à n’importe quel chercheur de fossiles est de savoir ou il doit commencer ses fouilles. Tous les sites ne contiennent pas forcément des fossiles de dinosaures, ni même d’une autre sorte. Les paléontologues passent donc beaucoup de temps à étudier les cartes géologiques qui leur indiqueront ou les roches de la période qui les intéresse sont susceptibles d’être à découvert. Les demandes auprès des administrations pour obtenir l’autorisation de mener leurs investigations et les fonds nécessaire prendront encore plus de temps. Ils doivent aussi préparer leur expédition et décider du matériel et de l’équipement à emporter : outils, nourriture, eau et carburant.

SUR LE TERRAIN

Nous parlons souvent des « fouilles » des paléontologues qui cherchent des dinosaures, mais cela n’est pas tout à fait exact, même si elles font partie de leur travail. Une fois qu’ils ont trouvé les roches qui les intéressent, les paléontologues passent la plus grande partie de leurs journées le dos courbé et les yeux fixés sur la roche. Il leur arrive rarement de prendre une pelle pour creuser la terre. Ils laissent à l’érosion qui s’exerce à flanc de colline le soin de mettre les os à découvert. La plupart du temps, ils arpentent les vallées et les zones détritiques en quête de fragments d’os provenant des collines en surplomb. Lorsqu’ils trouvent un os, les fragments qu’ils verront à flanc de coteau leur permettront de remonter jusqu’à la source. Chaque fossile découvert est localisé avec précision sur la carte. Le nouveau système GPS (Geographic Positioning System) leur a beaucoup facilité la tâche. Puis vient le moment de décider de la procédure. S’il s’agit de petits os (de moins de 5 cm), ils les rouleront simplement dans du papier absorbant ; les plus gros fossiles doivent être mis dans un emballage spécial (voir p.99). Le transport des fossiles de grandes dimensions peut poser des problèmes. Les équipes allemandes qui travaillaient au Tanganyika (l’actuelle Tanzanie) entre 1909 et 1912, organisaient de longs convois de courriers indigènes qui acheminaient les fossiles jusqu’au port le plus proche situé à plus de 435 km. Dans l’Ouest américain, le transport des fossiles était confié à des mules vers la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, ce sont des camions qui assurent le transport, ou des hélicoptères quand les fonds le permettent.

LES FOSSILES DANS LES MUSÉES

À leur arrivée dans un musée, les fossiles sont confiés à un personnel qualifié qui va les extraire de leur gangue rocheuse et les nettoyer (voir p. 100-101). Ils doivent ensuite être conservés dans des conditions particulières. Des écarts fréquents de température et d’hygrométrie peuvent endommager certains spécimens, et les insectes peuvent détruire l’étiquetage. Ils sont donc entreposés dans des vitrines fermées souvent munies d’un système de contrôle de la température et du degré d’humidité. Les fossiles appartiennent aux musées qui, pour la communauté scientifique, sont les endroits les plus faciles d’accès. Si la plupart ne sont jamais exposés, ils constituent des ensembles de données utiles pour les paléontologues. Ceux qui sont présentés sont souvent les plus gros ou les plus spectaculaires, mais ils ne sont pas nécessairement les plus intéressants sur le plan scientifique. Ceux que les visiteurs ne voient pas, en revanche, fournissent la matière sur laquelle repose la paléontologie pour assurer sa survie.

Membres antérieurs et postérieurs d'un sauropode

FOUILLES au Niger (ci-dessus) au cours desquelles les membres antérieurs et postérieurs d'un sauropode géant sont soigneusement nettoyés. En haut à droite : avant de quitter le site, les fossiles sont enveloppés dans une grosse toile recouverte d'un enduit de plâtre que viennent renforcer des lattes de bois.

LES OUTILS INDISPENSABLES

Membres antérieurs et postérieurs d'un sauropode

La première chose que doit emporter un chercheur de fossiles amateur ou professionnel, c'est son savoir et son expérience. Nul ne doit s'essayer à extraire de grands fossiles de vertébrés s'il n'a aucune pratique, car il risque de détruire de précieuses informations. Certains musées et universités ont des programmes de formation pour les amateurs. La deuxième chose importante est une bonne connaissance géographique et géologique de la région à prospecter. Un fossile ramassé sans information détaillée de sa provenance n'aura guère de valeur. Il faut aussi une bonne dose de patience, car le moment excitant de la découverte est toujours précédé de longues périodes de recherches infructueuses. Au nombre des outils indispensables figurent le burin, une loupe, un appareil photo, une carte géologique, un carnet et un crayon, des pique-olives, une pelle (pour certains endroits), du papier absorbant et des pochettes de plastique pour emballer vos trésors, et surtout une paire de chaussures adaptées de bonne qualité.

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