LES MOYENS de SURVIE

Tous les dinosaures, herbivores ou carnivores, avaient des difficultés pour survivre. C’est ainsi qu’ils élaborèrent des stratégies pour trouver de la nourriture et se protéger des prédateurs.

Tête de Triceratop

Pour les dinosaures, comme pour tous les animaux, la vie consistait surtout à trouver de la nourriture et à éviter de se faire manger par d’autres. Les herbivores élaborèrent ainsi des stratégies complexes et toute une panoplie d’armes défensives. Pris dans cette course aux armements empruntés à l’évolution et devant souvent faire face à une forte concurrence, les prédateurs mirent au point des armes encore plus redoutables pour attaquer et soumettre les animaux qu’ils avaient choisis comme victimes.

Euplocephalus

LES STRATÉGIES DES SAUROPODES

Pour les plus gros dinosaures, la taille constituait à elle seule un moyen de défense efficace contre la plupart des prédateurs. Si les gigantesques sauropodes étaient sans doute à l’abri des attaques de plus petits qu’eux, leur progéniture pouvait, en revanche, être une proie facile. Pour se défendre, ils mirent fort probablement en place des structures sociales permettant aux adultes de protéger leurs petits en leur servant de bouclier. Les sauropodes adultes pouvaient se servir de leur queue comme d’une batte de base-ball pour frapper l’attaquant. La queue plus fine, en forme de fouet, des diplodocidés pouvait asséner des coups mortels.

UNE PROTECTION INTÉGRÉE

Les cornes des cératopsiens et les piques de la queue des stégosaures leur étaient peut-être venues pour annihiler les effets dévastateurs des prédateurs. Ces structures osseuses recouvertes d’une gaine de kératine se terminaient par une pointe tranchante meurtrière. Les piques qui recouvraient les ankylosaures servaient sans doute également d’armes offensives. Avec son crâne protégé par des plaques et son corps hérissé de pointes, l’Edmontonia pouvait blesser facilement l’attaquant d’un simple coup d’épaule. Chez l’ankylosaure, la queue se terminait par deux boules osseuses et, en se raidissant, devenait une vrai massue qui, balancée d’un côté à l’autre, devait être très efficace pour briser les chevilles délicates des théropodes. L’animal était aussi protégé par une armure de plaques osseuses capables de résister aux morsures et aux coups de griffes des prédateurs. Les dinosaures pouvaient aussi se défendre efficacement en se hérissant. Les colliers des cératopsiens et les plaques des stégosaures prenaient peut-être même une couleur vive à ce moment-là. Le fait de se hérisser suffisait probablement à dissuader l’attaquant qui se retrouvait alors face à une créature qui lui paraissait soudain plus impressionnante. Pour bon nombre des plus gros ornithopodes, la sécurité du groupe était probablement leur principal moyen de défense. Les troupeaux de dizaines, de centaines, voire de milliers d’individus, étaient une cible difficile pour les prédateurs. En se regroupant ainsi, ils disposaient d’un plus grand nombre d’yeux et d’oreilles pour repérer les attaquants éventuels et d’un moyen plus efficace pour alerter le groupe.

À L'ATTAQUE

Les dinosaures prédateurs avaient tout un arsenal pour monter à l’assaut. Leur armement était certainement à la fois comportemental et structurel. Certains théropodes tendaient probablement des guets-apens à leurs proies. Ils se postaient le long d’une piste en se camouflant, prêts à bondir à la première occasion. D’autres devaient sans doute chasser seuls et à découvert, leur taille et leur force étant déterminantes dans les combats. Chasser en bande était une bonne tactique quand les prédateurs étaient plus petits que la proie convoitée. C’était sans doute celle de certains dromaeosauridés. Le fossile de Tenontosaurus que l’on a découvert à proximité de plusieurs fossiles de Deinonychus tendrait à le prouver. Il est probable aussi que les petits groupes d’allosauridés travaillaient en collaboration pour attaquer les sauropodes, les uns détournant l’attention des adultes pendant que les autres attaquaient les plus jeunes. Avec leurs dents pointues et acérées, leurs griffes recourbées qui pouvaient attraper ou éventrer leurs victimes, les théropodes étaient bien armés. Les griffes des mains du Baryonyx ou les griffes des battoirs du Therizinosaurus aux dimensions extraordinaires avaient probablement des fonctions très spécifiques. De même, les griffes des doigts de pied des dromaeosauridés et des troödontidés étaient parfaitement adaptées pour blesser ou tuer.

DÉCOUVERTES DANS LE GOBI

Après des études à Varsovie, la paléontologue polonaise Zofia Kielan-Jaworowska deviendra directrice de l'Institut de paléontologie de cette ville et dirigera, entre 1963 et 1971, trois expéditions polonaises et mongoles en Mongolie. Avec son équipe, elle a trouvé de nouveaux sites dans le désert de Gobi, ou ont été exhumés divers dinosaures, notamment des ornithomimosaures, des pachycéphalosaures, des sauropodes et des théropodes, ainsi que de nombreux vestiges fossiles de mammifères et autres animaux. En 1965, son équipe a découvert des griffes et des bras de Deinocheirus datand du Crétacé supérieur dans les roches du Nemegt et allait, en 1971, faire l'une des plus célèbres découvertes de fossiles de dinosaures : un Velociraptor et un Protoceratops réunis dans un combat mortel, et ensevelis manifestement par une dune de sable.

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